A ton avis, lecteur, pourquoi Jibé a-t-il ce regard plein à la fois de malice et de compassion? Si tu me réponds que c'est parce qu'il regarde Néo, tu as raison. Si tu ajoutes que les plats ont été servis au moment de ce cliché, tu as encore raison. Et si tu me dis qu'il rit de la situation du pauvre Néo cerclé de fromage, tout en compatissant à sa douleur, tu as entièrement juste!
En effet, quelques instants après l'apparition de Willy (nous appellerons le serveur gay baleineau par ce prénom), notre charmante serveuse nous a apporté les plats tant attendus... et pour te mettre l'eau à la bouche, lecteur, je t'en présente un extrait.
Comme l'indique cette illustration, il s'agit du Mont d'or de Jibé...
Sois rassuré , lecteur, les tartiflettes étaient au moins aussi appétissantes, mais elles n'ont pas survécu assez longtemps pour faire l'objet d'illustrations...
Je te sens à cet instant inquiet pour notre ami Néo, lecteur. Il a survécu à cette épreuve tant bien que mal. Je pense qu'il a été aidé par trois éléments qui ont animé notre repas, en dehors évidemment de la formidable compagnie que Jibé, Filipe et moi lui apportions.
Tout d'abord la conversation de nos voisins de table, qui frisait parfois la perversité. Je me demande encore pour ma part s'ils se racontaient leurs nuits de noces respectives, où leurs ébats avec des poneys.
Ensuite évidemment, le petit concours portant sur la nationalité de notre serveuse, qui avait un petit accent qui la faisait ressembler à une des grandes stars de notre enfance...
Oui, HILGUEGUEU, de Salut les Musclés... Non, nous n'avons aucune honte. Cela fait partie de notre culture commune, voilà tout.
Et la troisième grande animation du repas pour Néo, et qui l'a aidé à survivre...notre ami Willy, of course. Il passait, et repassait, ne manquant pas de nous regarder à de nombreuses reprises, faisant des sourires béats... Jibé, dans un grand jour de générosité, décide de lui permettre d'avoir l'honneur de lui parler, et l'interpelle pour lui demander des cafés... le pauvre en est tellement retourné qu'il ne nous les apportera jamais, et il faudra demander à notre Hilguegueu... qui est Polonaise...personne n'avait gagné...
Notre périple dans la restauration jurasienne allait s'achever ici, et nous devons partir, car la neige nous appelait, et qu'il nous restait quelques heures pour profiter des skis et luges... Evidemment, Willy m'a adressé un clin d'oeil plein de perversité a la sortie... Je suis un martyre...
Je ne terminerai pas cet épisode, cher lecteur, sans te montrer notre cher Néo en pleine résistance aux assauts du fromage...
Reprenons, lecteur, le récit de notre périple, après ces quelques jours de pause bien nécessaires.
Rappel des épisodes précédents... Après une soirée merveilleuse au Chardon, une nuit mémorable au Europa hotel, nos quatre héros se mettent en quête de la neige...pas très compliqué dans cette région...il suffit de se baisser... Souhaitant remonter le niveau , Néo et Jibé font une tentative pour obtenir des cigarettes à bas prix, en Suisse. Après une première tentative échouée, ils ont obtenu les précieux billets leur permettant de réussir leur quête, puis réservé leurs skis, et tous se sont déshaltérés en terrasse.
Ainsi donc, et parce qu'il reste quelques minutes avant de se diriger vers un repas que tous fantasment depuis quelques heures, nous reprenons la route de la Cure, Suisse. Cette fois-ci tout fonctionne, si ce n'est que Filipe, en changeant de chaussures, laisse ses clés de voiture dans la paire qu'il vient d'enlever...il passe plusieurs minutes à chercher avant d'écouter enfin la voix de la raison que je suis...et de retrouver ses clés.
Néo et Jibé réussissent à obtenir leur drogue et nous pouvons enfin nous diriger vers un des autres grands moments de ce séjour, le restaurant...pour la sécurité mentale de chacun, ce tragique épisode sera décomposé en plusieurs parties.
Nous sommes accueillis au restaurant LE REFUGE par une blonde ma foi fort charmante et avec un accent prononcé (oui, lecteur, c'est un accent à l'oral). Quand nous lui disons "Nous sommes quatre", ses yeux s'illuminent. Est-ce dû au soleil, à son esprit pervers, où à l'idée de la recette que nous apporterons au restaurant, mystère.
Elle nous dirige donc vers une table de 4 places, vers le bar. Oui lecteur, je sais ce que tu penses, le monde est bien fait...et la blonde a acquis des compétences mathématiques pointues.
A ce moment là du récit, lecteur, il est bon de t'apporter une précision concernant l'homme d'honneur de ce week-end, Néo. Il ne supporte pas le fromage, et particulièrement l'odeur... évidemment nous sommes à la montagne, en hiver, et les plats les plus prisés sont tartiflette, morbiflette, et autres raclettes et mont d'or...
Ainsi donc et à la surprise générale, Filipe commande une tartiflette, Jibé un Mont d'Or, et moi, une tartiflette également... Néo est donc cerné et pense nous contrer en prenant une pièce de boeuf...
La commande est passée, nous commençons à patienter, et c'est là qu'intervient un évènement innatendu... il arrive dans notre champ de vision, irradiant la pièce entière de sa gracieuse présence...
Qu'aurait été ce repas sans le serveur (la serveuse?) gay cétacé...?
Petit résumé en vidéo de l'épisode 11... et encore un petit jeu pour toi, lecteur...je sais que tu es joueur, même si tu trouves mes vidéos toutes pourites...
Je tiens cependant à faire éclater la vérité face à la mauvaise foi scandaleuse de cette vidéo... Jibé est tout à fait réveillé, la preuve, il est en pleine étude en fait...oui monsieur, scandaleux !
Après notre périple en Suisse, Néo, Jibé et Filoou ont décidé de jouer au bandit manchot, en introduisant leur outil dans la fente d'un distributeur automatique de cash... je n'ai pas joué car ma carte bancaire m'attendait à ce moment là bien sagement à une caisse du Carrefour de la Toison d'or...là ou je l'avais laissée 48h auparavant...ils ont tous gagné, les veinards...
Nous repérons au passage un petit restaurant dont Jibé nous promet monts et merveilles...Le Refuge (patiente lecteur, le cultissime épisode 12 arrive)
Vient le moment pour nos deux skieurs du dimanche après midi de louer leur matériel...
Je te confie un secret, lecteur...Jibé n'aimait pas sa première paire de chaussures et a prétexté qu'elles étaient trop petites pour en obtenir de plus belles...
Cette réservation faite, il faut bien que nous nous hydrations...en terrasse, of course. Nous esquivons le chalet café d'où sort une musique imbuvable nous rappelant les endroits de beaufitude extrème que seuls des pilliers de bar peuvent fréquenter...ou alors les adeptes du chardon.
Pas de grandes révélations à faire sur le bar, malheureusement. Il faut dire tout de même que ma mémoire a été pleinement captée par notre repas au restaurant... A table donc...