Saga du Chardon - Episode 13 - Le Refuge (2)
15/2/2009

A ton avis, lecteur, pourquoi Jibé a-t-il ce regard plein à la fois de malice et de compassion? Si tu me réponds que c'est parce qu'il regarde Néo, tu as raison. Si tu ajoutes que les plats ont été servis au moment de ce cliché, tu as encore raison. Et si tu me dis qu'il rit de la situation du pauvre Néo cerclé de fromage, tout en compatissant à sa douleur, tu as entièrement juste!
En effet, quelques instants après l'apparition de Willy (nous appellerons le serveur gay baleineau par ce prénom), notre charmante serveuse nous a apporté les plats tant attendus... et pour te mettre l'eau à la bouche, lecteur, je t'en présente un extrait.

Comme l'indique cette illustration, il s'agit du Mont d'or de Jibé...
Sois rassuré , lecteur, les tartiflettes étaient au moins aussi appétissantes, mais elles n'ont pas survécu assez longtemps pour faire l'objet d'illustrations...
Je te sens à cet instant inquiet pour notre ami Néo, lecteur. Il a survécu à cette épreuve tant bien que mal. Je pense qu'il a été aidé par trois éléments qui ont animé notre repas, en dehors évidemment de la formidable compagnie que Jibé, Filipe et moi lui apportions.
Tout d'abord la conversation de nos voisins de table, qui frisait parfois la perversité. Je me demande encore pour ma part s'ils se racontaient leurs nuits de noces respectives, où leurs ébats avec des poneys.
Ensuite évidemment, le petit concours portant sur la nationalité de notre serveuse, qui avait un petit accent qui la faisait ressembler à une des grandes stars de notre enfance...

Oui, HILGUEGUEU, de Salut les Musclés... Non, nous n'avons aucune honte. Cela fait partie de notre culture commune, voilà tout.
Et la troisième grande animation du repas pour Néo, et qui l'a aidé à survivre...notre ami Willy, of course. Il passait, et repassait, ne manquant pas de nous regarder à de nombreuses reprises, faisant des sourires béats... Jibé, dans un grand jour de générosité, décide de lui permettre d'avoir l'honneur de lui parler, et l'interpelle pour lui demander des cafés... le pauvre en est tellement retourné qu'il ne nous les apportera jamais, et il faudra demander à notre Hilguegueu... qui est Polonaise...personne n'avait gagné...
Notre périple dans la restauration jurasienne allait s'achever ici, et nous devons partir, car la neige nous appelait, et qu'il nous restait quelques heures pour profiter des skis et luges... Evidemment, Willy m'a adressé un clin d'oeil plein de perversité a la sortie... Je suis un martyre...
Je ne terminerai pas cet épisode, cher lecteur, sans te montrer notre cher Néo en pleine résistance aux assauts du fromage...

Catégorie :
La saga du chardon